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sumaseba 11 Combien de films signés Ghibli connaissez-vous? Beaucoup de personnes même moyennement amateur d'animation japonaise en alignerait sans problème plus qu'il n'y a de doigts sur leur main. Et pourtant, connaissez-vous Mimi wo sumaseba -traduit par Whisper of the Heart pour l'Anglais et Si tu tends l'oreille en Français- ? 

 

Si le film est si peu connu c'est qu'il n'est jamais sorti en France. Sorti en 1995 et adaptation du shôjo du même nom de Aoi Hiiragi, le film n'a pas été réalisé par Miyazaki, qui n'a travaillé que sur le scénario, mais par le défunt Yoshifumi Kondo qui était alors pressenti pour lui succéder.

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A mille lieues de la grandeur des films réalisés par Miyazaki, Whisper of the heart en est pas moins un film magnifique, probablement un de mes préférés si je me fie à mon premier sentiment.

Mais à quoi tout ça tient?

 

Avant tout à une ambiance, une atmosphère absolument fantastique. La ville, les habitations respirent la tranquilité, l'insouciance et la vie. Le niveau de détail dans les décors, surtout l'appartement de l'héroïne, est à proprement parler ahurissant : des gens vivent dans cet appartement! La nuit dans la ville est douce et reposante. Et le père qui a une des voix les plus rassurantes du monde. On ressent parfaitement la chaleur et la tranquilité des journées d'été. Le début du film est d'ailleurs pour moi une bonne image de ce que je cherche à décrire.

 

Désolé, j'ai rien trouvé de mieux sur YouTube. 

 

D'un point de vue technique, la question ne se pose même pas, c'est beau, vraiment beau. Les films de Ghibli vieillissent très bien, ils gagnent même du charme avec le temps, le blu-ray remasterisé de Nausicäa en étant une très bonne preuve.

 

Ensuite, raconter une histoire d'amour, qui plus est entre des collégiens, sans tomber dans le niais et le ridicule est dur mais Whisper of the heart ne tombe pas dans ces travers.

On parle ici des premiers amours de collégiens. Les situations sont typiques, le développement du scénario n'est pas une surprise, on a bien affaire à un shôjo. On retrouve même avec amusement des scènes que l'on a surement tous vécu au moins une fois au collège. 

Mais ces histoires d'amour sont abordées de manière très simple et innocente. Pas de gags douteux déjà vus un million de fois dans les comédies romantiques, pas de fan service, pas de sous entendus pervers, juste une simple histoire d'amour. C'est un grand bol d'air frais, bien différent de ce que l'on peut voir aujourd'hui. 

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Mais c'est aussi une histoire d'enfants devant faire leurs premiers choix sur leur avenir.

L'héroïne y brille par sa détermination et par une imagination ghibli-esque. Beaucoup remarqueront d'ailleurs des éléments venant de Le Royaume des chats autre manga de Aoi Hiiragi.

Mais à part ça il n'y a en vérité pas grand chose à dire sur les personnages, ils ne sont pas si extraordinaires que ça au final.

 

Ce qui fait la force du film c'est l'alchimie qu'il y a entre l'atmosphère fantastique du film, son histoire simple, innocente mais honnête et touchante, et des personnages attachants et humains -ce qui est loin d'être une évidence-.

 

Tout commence par un détail qui attire notre attention, un nom qui revient sur plusieurs cartes de bibliothèques, un screenshot de ce qui ressemble à un Ghibli que je ne connais pas encore ou peut-être un article intriguant...

Voilà l'occasion de passer une très bonne heure devant un film qui en aura en fait duré deux.

Et oui j'ai aussi adoré Whisper of the heart. 

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Par papier.A5 - Publié dans : Anime
Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 08:00

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Je... c'était...enfin...ça...waah...

Voilà un article qui aura mis du temps à sortir. Kemono no Souja Erin, The beast Player Erin - ou bien La charmeuse de bêtes Erin en ce qui concerne les romans écrits par Nahoko Uehashi et parus aux éditions Milan - aura été une magnifique surprise.

Les 50 épisodes ne m'auront à aucun moment déçu si bien qu'en 4 très longues soirées j'avais déjà fini la série.

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Il est dur de parler de cet anime sans faire de spoiler, sans évoquer le développement de l'histoire, ce que je ne ferais pas pour ma part.

Parlons plutôt de ressenti.

 

Bien souvent lorsqu'un anime ou un passage dans un anime m'ennuie je le remarque vite parce que je commence à scruter les sous-titres en quête de fautes d'orthographe, j'inspecte le style des dessins et je commence à faire des critiques tout seul dans ma tête -"oh that looks like some existential bullshit"-, ce qui n'a jamais été le cas ici. C'est simple, passionnant et pas du tout prétentieux. Devant Kemono no Souja Erin, on se retrouve comme un gamin à qui on raconte un conte. Pas de rebondissement ou de révélations fracassantes à chaque fin d'épisode et pourtant il nous faut connaitre la suite. 

On aura affaire à certains dialogues en tête à tête vraiment magnifiques ou les minutes défilent sans même que l'on s'en rende compte.

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C'est comme si l'on vous prenait par la main et que l'on vous faisait découvrir un nouveau monde tout en accompagnant Erin. Incroyablement attachante, elle rayonne tout au long de son épopée. On rit avec elle, on pleure avec elle, on apprend aussi avec elle, on partage ses épreuves, on découvre le monde. Tandis qu'au début de l'histoire, Erin n'a que 10 ans, elle en a 18 à sa conclusion. Et, au fur à mesure qu'elle grandit l'histoire et le monde qui l'entoure gagnent en maturité. 

 

D'ailleurs le rythme de l'histoire est bien maitrisé. 50 épisodes c'est beaucoup. L'histoire découpée en trois arcs prend son temps mais ne traine pas. La fin est parfaitement amenée, c'est une véritable fin, elle n'est pas abrupte ni soudaine, elle ne nous est pas balancée de nulle part. "Déjà fini?" Oui, mais l'histoire est très bien comme elle est, pas besoin de suite ou d'autre chose.

 

 

La bande son elle compte un certain nombre de belles musiques particulièrement récurrentes -ecoutez par exemple "Aoi hoshi" juste en dessous-. On retrouve notamment l'opening Shizuku originellement chanté par Sukima Switch et réinterprétée pour la seconde moitié de l'histoire.

 

 

C'est par hasard que j'ai découvert cet anime, en fouillant myAnimeList à la recherche de quelque chose à regarder. Au vu de ses qualités, au vu du plaisir que j'ai eu à suivre cette série il est étonnant et très dommage que cet anime ne soit pas plus connu, peut-être à cause de son étiquette de série pour enfants. Et pourtant, je pense que tout le monde pourrait et devrait regarder Kemono no Souja Erin. C'est sans aucun à priori, sans préjugé, sans même connaitre l'auteur, ni même l'intrigue de base et encore moins les critiques que je me suis lancé dans cet anime. Voila donc la seule chose qu'il faudrait retenir de cette tentative de critique : oubliez tout ce que vous avez entendu ou lu jusqu'à présent sur cet anime et laissez vous porter par l'histoire.

 

Bien sur, j'ai adoré Kemono no Souja Erin. 

Par papier.A5 - Publié dans : Anime
Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 20:58

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"Je ne considère pas que le Japon d'avant, le "super-Japon" était si bien que ça. Par ailleurs on nous traitait d'animal économique. Mais derriere ce développement fulgurant il y a de nombreuses heures supplémentaires impayées. Depuis les années 70 on parle de mort au travail par surmenage. Est-ce que ce Japon là est bien? Je ne crois pas. Cela serait préférable que plus de gens se sente heureux dans ce pays, même si il doit perdre sa place de deuxième puissance économique."


Hasard du calendrier, la Chine est passée au rang de 2nde puissance économique mondaile en terme de PIB, dépassant le Japon.

J'ai découvert cet excellent reportage diffusé sur Arte le mardi 8 février un peu par hasard, enfin surtout grâce au zapping de Canal+. Il est à regarder de toute urgence puisque le service de rattrapage de Arte se limite à une semaine, il reste donc à peu près 30h avant que la vidéo ne soit indisponible.

Ce reportage met en lumière la prévalence des emplois partiels, précaires et méprisés dans la société Japonaise. Il permet de casser l'image idéalisée qui est faite de l'économie et de la société Japonaise, et diffusée par nos politiques pour nous imposer un système qui peut se révéler être profondément injuste et inhumain. Le système glorifie la compétition entre les individus et le dévouement total à l'entreprise. Mais surtout il crée des gagnants et des perdants. Ces derniers dévalorisés par le système rejettent la faute sur eux-même et renoncent à toute forme de revendication d'ordre personnel.

Ce billet est vous l'aurez remarqué très engagé, c'est pleinement assumé. On pourrait penser que selon moi tout est à jeter dans le modèle Japonais : pas le moins du monde. Tout comme le modèle français n'est pas à jeter par la fenêtre, le modèle japonais n'est pas entièrement mauvais. Si certains point peuvent être considérés comme des différences culturelles d'autres sont de véritables défauts. Il s'agit surtout de contrebalancer une certaine vision, idéalisée et naïve du Japon et même de l'Asie en générale. Qui n'a jamais entendu des commentaires du type "Les asiatiques sont des gros travailleurs, ces fainéant de français devraient faire comme eux!"? Je fait ici référence à un article à la gloire de la Corée diffusé sur France 2 que j'ai pu voir sur le Journal du Geek.
C'est pour toutes ces raisons que je vous invite tous à regarder ce reportage. 

Par papier.A5 - Publié dans : Japon
Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 16:10

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hanaregumi Salut à tous, et tout spécialement aux visiteurs provenant de Sama. Lecteur depuis plus de deux ans, je passe de l'autre coté de la grille en tant que blogueur et soumets mes articles aux regards et critiques de mes pairs. Ne me décapitez pas tout de suite, et prenez au moins le temps de lire les quelques articles de ce blog.

Donc, si je me décide à écrire aujourd'hui c'est pour vous parler d'un de mes coups de coeur : Hanaregumi (ハナレグミ). A la recherche de nouveaux artiste, je découvre le classement des albums préférés des disquaires, qui est d'ailleurs moins promotionnel, moins répétitif et plus varié que les classement du magazine Oricon. Et donc, figurait dans la liste Hanaregumi. J'écoute grâce à YouTube quelques morceaux par ci par là des artistes nommés dans le classement, et j'accroche immédiatement sur Aïnowa et Madobe-Ze. C'est du solo, en live, c'est frais, c'est simple, c'est entrainant.


Bien évidemment , après ça je fais le tour de tout ce qu'il a pu faire (et je n'ai d'ailleurs pas fini). Je vous épargne de la traditionnelle biographie et je dirais juste qu'il a sorti trois albums, Hana-uta, Hibi no Awa et Aïnowa et a fait parti du groupe indé Super Butter Dog. On retrouve chez lui un style qui mélange rock, folk et parfois un peu de jazz sur des collaborations avec le Tokyo Ska Paradise Orchestra.

En tout cas, vous l'aurez remarqué j'ai adoré un certain nombre des musiques de Hanaregumi. Je ne sais pas si c'est quelqu'un de célèbre au Japon mais ce n'est probablement pas un inconnu. Il mériterait amplement d'être connu des amateurs de musique japonaise en France. Je ne vous conseillerais que d'écouter des musiques comme Aïnowa, Letter, Kou to Kage mais aussi et surtout On time qui est véritablement magique en concert.

 

Hanaregumi - On Time @ Candle Night '08

 

 

Par papier.A5 - Publié dans : Musique
Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 21:00

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NORWEGIAN WOOD 04

"I once had a girl, or should I say she once had me..."


Voilà comment commence la musique des Beatles du même nom. Et, en un sens elle en résume relativement bien l'histoire. Celle-ci prend place au cours des évènements de 1968, et notamment au cours des manifestations étudiantes. Le héros Toru Watanabe, y est d'ailleurs complètement étranger. Il est tombé amoureux de Naoko avec qui il partage un passé douloureux. Celle-ci était la petite amie de son meilleur ami, Kizuki, dont le suicide reste inexpliqué. Tous deux entretiennent une relation ambigüe où aucun n'arrive à se défaire de ce passé.
Dans le même temps, Toru va se rapprocher de Midori, intéressée par son caractère différent des autres. A ce moment Toru devra choisir entre les deux femmes, l'une représentant son passé et l'autre son avenir.

La ballade de l'impossible, c'est le nom de ce roman en Français. Dans l'idée de me perfectionner dans mon anglais, je me suis mis en tête de lire un roman de Murakami, et ça a été Norwegian Wood. Norwegian Wood, c'est un million seller au Japon et dans le monde, une véritable référence dans son pays qui a fait exploser la popularité de son auteur dans les années 90. 

 
L'histoire en somme est très classique, presque un cliché du triangle amoureux. Et pourtant, ça passe, le roman se lit, il se dévore même d'une traite. Le style est simple, épuré, mais efficace et posé (en anglais, le livre est accessible pour n'importe qui ayant un niveau correct). On découvre des personnages incapables de se libérer de leur passé, de leurs propres démons mais aussi incapables d'exprimer leur véritables sentiments. Le héros, Toru, semble vivre dans une bulle, isolé du reste du monde, tout comme ceux qu'il rencontrera tout au long du roman. A ma présentation, tous ces personnages peuvent sembler complètement stéréotypés : ce n'est pas le cas, j'évite juste de donner trop de détails, je préfère vous laisser en faire la connaissance par vous même.
La grande particularité de ce roman, c'est la manière dont le sexe est abordé. On en parle de manière crue et très innocente mais à aucun moment ce n'est vulgaire. On parle de sexe, on décrit le sexe de manière complètement décontractée. 

Quoi qu'il en soit Norwegian Wood aura été une excellente lecture et dès que possible je commencerais la lecture d'autres de ses oeuvres.

Par papier.A5 - Publié dans : Roman
Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 23:49

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vlcsnap-fma

Rare sont les mangas dont le scénario est guidé par une ou plusieurs idées forte. J'entends par là qu'il me semble impossible qu'un tel scénario puisse avoir été élaboré au jour le jour comme c'est le cas pour de nombreux autres mangas. Cela ne veut pas dire que le dénouement et les détails de l'histoire étaient connus dès le départ, mais l'histoire tourne autour d'une ou plusieurs grandes questions. En gros, l'auteur ne s'est pas dit du jour au lendemain, "tiens et si je faisait un truc sur l'Alchimie ça m'a l'air bien fun!", et puis nous sort tout naturellement ce scénario. Tout ça pour dire que le manga a plusieurs niveaux de lecture.

"Comment un homme devient-il puissant?"

Voilà pour moi la grande question à se poser quand on lit Fullmetal Alchemist même si bien sûr beaucoup d'autres thèmes sont abordés : l'Etat, le pouvoir, la vérité, la science, la religion, la vie...
"O Rly?", certains me traiteront peut-être de Captain Obvious, mais garder cette question en tête, pour ceux qui ne se la sont jamais posée, change toute la vision que l'on a de ce manga.
La première série était excellente en ce qui concerne l'intensité mais s'égarait de l'oeuvre originale et de cette question. Voilà pourquoi à mon avis Brotherhood est encore meilleur. Il est à voir si vous avez vu la première série ,et même pour tous les autres, pour au minimum avoir une véritable conclusion, et surtout obtenir des réponses aux question posées.

Par papier.A5 - Publié dans : Manga
Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 22:26

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Bienvenue dans ce blog sans prétentions, cherchant à sortir la tête de cet océan que l'on nomme plus communément Internet. J'y évoquerai tout ce qui pourrait me passer par la tête, que ça ait un rapport ou non avec le Japon, tout en profitant de la légèreté que me permet ce blog. Ne vous attendez pas à de l'objectivité, ça n'existe pas. Mais le plus important c'est de parler, c'est de partager. Quoi qu'il en soit, ce blog et son rédacteur vous souhaite une bonne visite et surtout une bonne lecture !

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